In-the-middle-of-chaos

Atteindre l'ossuaire, sans foi ni sauveur,...

    J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges - Une Saison en Enfer - Délires II - Alchimie du verbe. (12/07/2017)

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19/08/2015

"Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas "
Baudelaire.
 
 
Accueille l'insensé, les synchronicités, les bourrasques, les ondées.
Nomme art, l'aspérité et les vicissitudes de l'âme.
Nulle déité, alanguie aux nuages, ne semble s'attendrir des détresses humaines.
Bon. Mal. Simulacre, tempère le voyageur. Délaisse le délétère manichéisme, le fiel livré pour spectacle, cela dans l'épave vétuste. Redresse ton brouillard vers les astres noyés dans l'éther.
Eux portent toute l'ivresse transcendante des sentiments purs. Délecte-t-en.



 
L'Infini                                                                                                                                                                                 Dieu
L'être multiple vit dans mon unité sombre.                                           Je n'aurais qu'à souffler, et tout serait de l'ombre.

Victor Hugo, La légende des siècles.
 



. 12/07/2017

- Atome solitaire, serre moi dans tes bras.
- ...
L'oraison contemplative.

 

Vésanie, sous les ivres tentures de nature, poison d'allégresse.

 

L'archaïque névrose. Nécrose des candides roses.

 
.

 
 


Et elle, la délicate, danse le passé derrière des paravents en papier de riz.
 
Des bourgeons de violence sur la soie de son kimono de nuit.


.

 
 


02/06/2016

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Les oiseaux déguisés  - Aragon.

Tous ceux qui parlent des merveilles
Leurs fables cachent des sanglots
Et les couleurs de leur oreille
Toujours à des plaintes pareilles
Donnent leurs larmes pour de l'eau

Le peintre assis devant sa toile
A-t-il jamais peint ce qu'il voit
Ce qu'il voit son histoire voile
Et ses ténèbres sont étoiles
Comme chanter change la voix

Ses secrets partout qu'il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé

Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l'ai quitté
Et les teintes d'aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d'une nuit d'été

Automne automne long automne
Comme le cri du vitrier
De rue en rue et je chantonne
Un air dont lentement s'étonne
Celui qui ne sait plus prier.

19/08/2015

Oh Pénélope. Peste noire dans tes prunelles en moire.

Abjure au poison. Cristallise l'éphémère. Corrobore ta voix.
Délaisse ciguë, jusquiame et morelle noire, belladone.
Statufie les eaux ardentes. En la mémoire-Pompéi.
Sois un instant insécable. Au pandémonium.
Des cratères d'absences sur la peau.
Abîmes d'indifférences.

Je serais ce que tu ne veux pas.
Un être qui agit. Quelqu'un qui vit.
 
 
L'enserrer dans mes bras, cette étrangère au même sang que moi.
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Et dis moi, doux veilleur, dans tes heures les plus sombres, qui donc veille sur toi ?


Antique déliquescence, délicat se révèle l'anonymat.
 
Apprivoise moi, mande la bête courtoise.
 
Le fardeau, avant la censure. Un soupir vaincu.
 
Ta pénombre s'enlise. Parmi les volutes des colonnes corinthiennes.


 

 

08/07/2015



Ma morte vivante - P.Eluard.


Dans mon chagrin, rien n'est en mouvement
J'attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même
[...]
Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
[...]
Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d'un monde indifférent
J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres.
. . .

Principalement ici désormais.